Inventer le bonheur au quotidien

Le bien-être ou le bonheur en prêt-à-porter n’existe pas ! Il est quand même possible d’arrêter de se plaindre, de sortir de la victimisation pour pouvoir avancer vers le meilleur de soi et oser vivre sa vie à temps plein. C’est à la fois une conquête à construire au quotidien et une création à découvrir à chaque instant.

Il y a aujourd’hui une culture de la victimisation et la tentation de la plainte avec comme corollaire un assistanat qui entretient des dépendances aliénantes et contraignantes.

Ce n’est pas tant l’accélération du temps qui est en cause, c’est la somme des sollicitations dont nous sommes l’objet, qui nous décentre, nous éparpille et fait que nous nous perdons trop souvent dans le futile en oubliant l’essentiel. Transformés en hyper consommateurs, notre environnement valorise nos désirs au détriment de nos besoins. Et paradoxalement cela entretient nos frustrations, nos insatisfactions et nos déceptions.

Je vais énoncer un paradoxe : Accepter d’être heureux, c’est renoncer à être malheureux ! Oui la plainte est un obstacle, mais l’obstacle le plus subtil est dans notre difficulté à changer de regard. A accepter que dans tout événement, aussi pénible ou dramatique soit-il , il y a un message de vie qu’il nous appartient d’accueillir.

Ce qui peut nous aider c’est de pouvoir nous appuyer sur quelques règles d’hygiène relationnelle comme :

* apprendre à dire non (quand ce qui vient de l’autre n’est pas bon pour nous)

* apprendre à se respecter en ne se laissant plus définir par les désirs ou les peurs de l’autre

* être à l’écoute de ses besoins relationnels vitaux : besoin de se dire, d’être entendu, d’être reconnu, d’être valorisé, besoin d’intimité, de créer et de rêver.

Voici quelques ancrages qu’il est possible de mettre en pratique dans son quotidien.

Au lieu de se poser en victime et de reprocher aux autres son mal-être, la clé du bien-être pourrait être dans la valorisation des petits détails ! Et en particulier dans l’accueil des petits signes que la vie nous envoie et qui sont autant de miracles.

Ils sont nombreux, il suffit de regarder et d’entendre ce qui se passe dans un périmètre de 25 m ! Et surtout se rappeler que ce qui « fatigue » ou nous désespère le plus, ce n’est pas tout ce qu’on a fait, mais tout ce qu’on n’a pas fait en le reportant à demain ! Il suffit aussi parfois d’arrêter de dérouler la bobine principale de notre film intime préféré : celui de l’auto accusation ou de la dépréciation de soi-même ! De repérer au plus vite notre auto-saboteur en chef, celui qui va faire que l’on commence par l’accusation, le reproche (de soi ou de l’autre). Une façon de débusquer c’est auto saboteur sera de comprendre que derrière toute accusation..il y a une demande. Alors osons des demandes directes !

Prendre le risque de dire non en ne confondant pas la personne et sa demande : « Ce n’est pas à toi que je dis non, mais à la demande que tu viens de me faire ! ». Découvrir que nous n’avons jamais eu de mode d’emploi, pour mieux communiquer avec autrui ! Que personne ne nous a appris à communiquer. Imaginons la circulation automobile où chacun conduirait en fonction de ses propres règles, désirs ou aspirations du moment ! Et bien c’est comme cela que nous communiquons et surtout incommuniquons! Il existe des règles d’hygiène relationnelles accessibles à chacun et transmissibles . Alors je peux décider d’apprendre une règle d’hygiène relationnelle par semaine ou par mois !

On utilise beaucoup d’énergie à accuser les autres de nos propres défaillances car c’est apparemment plus économique énergétiquement parlant, de mettre l’autre en cause et surtout cela sauvegarde la belle image de soi dont nous avons besoin pour survivre. Pour survivre mais non pour vivre, car si nous acceptions d’entendre ce qui est touché chez nous par un reproche, une accusation ou une mise en cause, nous apprendrions beaucoup sur nous même !

Et si au lieu de jouer les victimes on apprenait à mieux se définir ? Non seulement apprendre à dire non, mais aussi à échanger avec son partenaire, ses enfants ou son entourage professionnel sur la nature de nos devoirs mutuels et des tâches qui nous incombent au quotidien ! Une de clés pour apprendre à vivre le moment présent, sera de ne pas se laisser enfermer dans la rumination ou la nostalgie du passé ou dans l’anticipation persécutoire de l’avenir. Vivre le présent est possible quand on accepte de se donner un temps à soi, rien qu’à soi.

Auteur : Jacques Salomé
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Savourer le nectar de la vie.

C’est parfois lorsqu’il arrive un accident, un événement difficile à comprendre ou qui parait injuste, une faillite, une séparation ou autre difficulté de la vie, que l’on est amené à prendre du temps pour réfléchir à ce qui était bon ‘avant’.

Très souvent, des familles se rejoignent occasionnellement pour les fêtes et aussi, pour accompagner un défunt à sa dernière demeure.

Le temps passe de plus en plus vite, et – heureusement pas tout le monde – beaucoup de personnes ne prennent plus le temps d’aller rencontrer les membres de leur famille éloignés ou proches parfois, ou des amis qu’elles aiment pourtant beaucoup.

Elles oublient de prendre du temps parfois avec leur conjoint ou leurs enfants qui s’éloignent ou souffrent en silence.

Et lorsqu’arrive le départ final, ce sont des litanies de regrets qui s’installent. ‘J’aurai dû prendre le temps d’aller la voir ou de lui téléphoner’, ‘j’aurai dû jouer avec pendant qu’il était petit’,  ‘je ne le verrai plus…’ et c’est  trop tard.

Dans le cadre d’une perte d’emploi ou faillite, surgissent les ‘j’aurai dû mettre de l’argent de côté pendant que j’en avais… ou me former à autre chose’ (surtout qu’en France les formations pour les salariés sont obligatoires).

Alors, plutôt que de regretter, vivez l’instant présent en  conscience.
Remerciez la vie pour ce qu’elle vous a permis d’avoir, réfléchissez sur votre situation et celles de vos proches.

Modifiez ce qui doit l’être, agissez maintenant !

Savourez chaque instant que vous passez dans la nature ou avec une personne aimée.

Soyez comme un papillon qui va de fleur en fleur se nourrir du meilleur.

Que le meilleur soit !

Joéliah

 

 

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Une semaine à Auroville

Lorsque l’on arrive à Auroville, la première impression est qu’il y a très peu de maisons et d’habitants et qu’ils sont, en dehors des visiteurs, isolés dans des maisons cachées.  La vérité est que c’est très étendu et que cela ne ressemble en rien à une ville telle qu’on peut l’imaginer. Les Aurovilliens œuvrent chacun à faire vivre cette communauté dans une démarche tout à fait originale, emplie de respect de chacun et de la nature.

Vous pouvez découvrir  le concept ici : https://www.auroville-france.org/ et si vous voulez découvrir et expérimenter en profondeur, devenir volontaire pour quelques mois.

Ils accomplissent la vision que la Mère (compagne spirituelle de Sri Aurobindo) a eu, de créer une ville utopiste il y a 50 ans.  (son histoire ici)

« Il doit exister sur Terre un endroit inaliénable, un endroit qui n’appartiendrait à aucune nation, un lieu où tous les êtres de bonne volonté, sincères dans leurs aspirations, pourraient vivre librement comme citoyens du monde ».

Elle est toujours en cours de création et vécue au quotidien par 2800 personnes de nombreuses nationalités différentes, ce qui lui confère un mode de vie unique au monde. Le mot magique est ‘don de soi’ pour tous.

Imaginez au départ, un désert sur sol aride à la terre rouge, où depuis, des bénévoles ont planté plus de 4 millions d’arbres à partir de graines et qui est aujourd’hui verdoyant.
Depuis de nombreux espaces de rencontre, des lieux de vie souvent cachés dans la forêt, des espaces de méditations, écoles et autres bâtiments souvent de belle facture, ont été construits et aménagés.

Le plus important est au cœur de la ville, juste à côté du banian sacré, (arbre existant au moment de la vision), d’une conception architecturale intérieure et extérieure extraordinaire, appelé le Matrimandir où chacun peut méditer dans un espace de silence impressionnant, et un jardin de paix et de réunions méditatives qui l’entoure.

Durant cette semaine, avec mon mari et des ami(e)s, on a découvert le bienfait des massages ayurvédiques, vibrés dans un ‘bain de sons’ extraordinaire, exprimé notre créativité instinctive lors d’un atelier de peinture, participé à un repas coréen en silence et conscience et participé à une cérémonie du thé très spéciale. On a pu visiter également des ateliers de créativité, merci à tous les acteurs de ces expériences. Il n’est certes pas aisé, en tant que visiteur, de rencontrer des Aurovilliens sans être accompagnés d’une personne habilitée, aussi grand merci à Sylvie de nous avoir servi de guide.

Nous étions heureux d’arriver vivants à chaque voyage très très épique. D’ailleurs, je ne suis pas certaine que Mère aurait apprécié ces nombreuses motos ou véhicules assez polluants et bruyants qui circulent en permanence.
En passant, bravo aux chauffeurs de rickshaw (genre de moto à 3 roues avec banquette arrière pour 2 où l’on est monté à 4) ou de bus car en plus des klaxons obligatoires, ils maitrisent à la perfection le centimètre de croisement ou de dépassement obligatoire !
Une fois, lorsqu’un tracteur bien rempli de foin est arrivé en face de nous pour un croisement sur une petite route, notre plexus solaire à dû s’adapter sans chercher à comprendre le code de la route indien.
Les vaches sacrées couchées sur les bas côté restaient plus stoïques que nous…

Nous avons compris rapidement que le riz est la première base de nourriture accompagné de nombreux légumes et sauces parfois pimentées même quand on demandait ‘douces’… les indiens ont un palais bien adapté aux différentes épices.

Cette semaine riche en découvertes fut celle aussi du développement de la patience, de la tolérance et de l’adaptabilité au maximum car beaucoup de choses changeaient au dernier moment, à commencer par les prix qui pouvaient tripler du jour au lendemain…

Une belle expérience de découverte des différences.

Que le meilleur soit !

Joéliah

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Le rendez-vous du martin pêcheur.

La magie des rendez-vous secrets de la vie qui augmente le bonheur de pouvoir la servir.

Pendant mon séjour à Auroville, avec mon mari, nous réservons un rickhaw, genre de moto à 3 roues avec banquette arrière, et son chauffeur indien très gentil.

Il nous fait visiter quelques lieux sympathiques et je lui dit que j’aime les arbres et la nature.
Alors, il nous conduit vers un bagnan et explique qu’il y a toujours ce genre d’arbre près des temples indiens.

Puis, il nous conduit vers un temple, et prend un raccourci pour nous monter un autre arbre près d’un point d’eau.

Là, nous voyons un martin-pêcheur au bord de l’eau qui ne bouge pas.

Je le prend en photo ravie de cette opportunité, et DiJaie le chauffeur (le nom est peut-être mal écrit) trouve bizarre qu’il ne s’envole pas à notre approche. Il aime les animaux.

C’est alors qu’il constate qu’il est attaché à un filet de pêche abandonné. Il a voulu attraper un petit poisson et s’est pris le bec et le cou dans les fils de nylon.

Ensemble, nous venons à son secours. Délicatement, j’arrive à retirer le fil qui est dans sa bouche et autour du bec, puis autour du cou. Cependant il reste toujours un fil et DiJaie le coupe avec ses dents.

Le king-fisher, Martin-pêcheur est libre.
Il reste quelques secondes dans nos mains avant de s’envoler. Mon mari a immortalisé ce bel instant.

Il y a des rendez-vous que la vie nous donne, juste pour aider…

Cela restera l’un des plus beaux souvenirs de mon court séjour à Auroville.

Joéliah

 

 

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Le matrimandir à Auroville

Je viens d’avoir le bonheur de visiter le Matrimandir à Auroville en inde près de Pondichéry.


C’est un vrai voyage intérieur et dans le futur en même temps.
Magnifique édifice d’une conception magistrale.
Après une méditation autour d’une fontaine en lotus, on monte en silence et avec des chaussettes blanches, une rampe escalier recouverte de moquette blanche puis on entre dans la salle voutée, toute blanche, où un faisceau de lumière venu du ciel vient illuminer au centre, une sphère de cristal pour une méditation dans un silence que je n’ai jamais connu avant.
C’est magique.

Ensuite, on redescend par une autre rampe en moquette et des marches en marbre blanc et on fini par aller méditer à l’extérieur sous l’arbre sacré de Mère qui a eu la vision de ce temple du silence.
Une autre fois dans le Matrimandir, j’ai médité dans l’un des 12 pétales, bulle ronde de 8m environ, sur une qualité spécifique.

Il a fallu 38 ans pour que ce bijou architectural soit terminé.
Il est recouvert de feuilles d’or 24 carats.
C’est la mise en action d’une vision spirituelle pour l’harmonie du monde.

Bravo aux centaines d’Auroviliens qui ont œuvré à cette réalisation souvent sous un soleil de plomb.

Joéliah

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La table de la paix, à Auroville

Voici la magnifique table de la paix, à Auroville en Inde.
Elle correspond totalement à l’esprit du lieu qui se veut harmonieux pour toutes les personnes qui y vivent.
Elle est faite de deux tranches du même arbre.
 
Les arbres sont des êtres vivants respectables.
Vivre pour devenir une magnifique table ou des granules de bois… pour vivre des centaines d’années en paix ou faire partie d’une magnifique forêt de 500 ans, arrachés à la pelleteuse en Corée du sud pour laisser la place à une temporaire piste de ski olympique…
Nul ne connait son destin tant qu’il ne le vit pas.
 
Contrairement aux arbres qui ne peuvent que subir, nous avons en tant qu’humain, la possibilité de manifester en conscience notre vie à chaque moment présent.
Alors qui sommes-nous et qui voulons-nous être ?
Et que sommes-nous prêt à faire pour y arriver… ?
 
Joéliah
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Contrats d’âme : nous passons des accords avant notre naissance sur Terre

De Patrick Simon. Contrats d’âme : nous passons des accords avant notre naissance sur Terre.

Avant notre naissance, notre famille d’âmes nous pose une seule question « Qu’aimeriez-vous apprendre durant cette vie ? » C’est alors, en fonction de notre réponse, que les contrats d’âme sont formés.

Si nous voulons apprendre la patience, nous ne demanderons pas à être entourés de maîtres Zen, mais plutôt de personnes (frères et sœurs par exemple) qui repousseront nos limites.

Si nous voulons apprendre l’amour, on nous montrera de la haine, et peu importe la leçon, nous demandons que le contraire nous soit apporté par exemple, si la confiance en soi est choisie, alors des amis déguisés viendront nous marcher dessus.

C’est dans ce principe même que se fondent tous les contrats d’âme, car c’est seulement dans la contrainte que nous pouvons apprendre à nous démarquer.

Le développement de soi peut être un processus profondément douloureux qui, par nature, exige de la souffrance. C’est dans le frottement répétitif d’un diamant qu’il gagne son éclat et nous ne sommes pas différents. Il y a deux types de douleur, apprendre la douleur et la douleur abusive. Tandis que ce dernier sert peu ou pas du tout, le premier est fondamental pour notre croissance en tant qu’êtres humains.

Voir également : 7 problèmes auxquels les vieilles âmes se retrouvent confrontées

Autre que la chance du débutant, qui (à mon avis) est la façon de nous montrer que nous pouvons atteindre un haut niveau de succès, avec bien sûr, la pratique; le premier pas vers la croissance est déséquilibré.

Nous sommes éloignés du centre par « x » quantité qui est directement proportionnelle à ce que nous avons choisi d’apprendre. C’est par l’apprentissage et la croissance que nous revenons à notre centre avec les outils nécessaires pour nous ramener chez nous.

Le revers de notre retour à l’équilibre s’exprime directement par l’évolution.

L’univers dans son amour infini pour nous, continuera à nous envoyer des leçons, et l’une des vérités les plus frustrantes à accepter est la suivante: «Wow, vous avez appris une leçon, vous avez surmonté un problème? Félicitations, voici votre récompense … UN AUTRE PROBLÈME. »

Chaque fois que nous montrons à l’univers que nous pouvons supporter la chaleur, la vie devient un peu plus chaude !

Découvrez aussi : Voici pourquoi nous rencontrons les mêmes âmes à chaque incarnation

C’est simplement l’un des aspects douloureux de cette voie d’apprentissage, pourtant elle est belle grâce à la croissance que nous ressentons.

La principale chose à retenir ici, c’est que ce sont nos amis qui viennent nous enseigner ces leçons. Ce sont nos amis de cœur qui (par notre consentement) nous blessent, nos amis qui nous trahissent et nos amis qui nous donnent l’opportunité d’apprendre.

Pour que ces expériences paraissent réelles, nous oublions naturellement qu’elles seront nos amies quand nous traverserons la rivière de l’oubli. Si vous préférez être heureux plutôt que juste, faites simplement semblant qu’ils vous aiment, cela changera votre point de vue !

Source : https://www.espritsciencemetaphysiques.com

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Différents et unis dans le Grand Tout.

Unis même différents. Paroles du Sage :

« Tant que les hommes ne comprendront pas le sens de l’unité, ils seront toujours en colère et malheureux.

Quelles que soient leur couleur de peau, les hommes sont toujours issus d’une même source, d’une même force créatrice, d’un même Père et d’une même Mère créatrice. Leur énergie est la même.
Ce sont les conditions terrestres qui ont permis à l’homme de s’adapter d’une façon différente.

Dans certains endroits, la peau s’est colorée pour servir de filtre au soleil. Certaines races sont de grande taille, d’autres plus petite.

Pour comprendre l’unité c’est facile. Regardez à l’intérieur de vous-même.

Votre cœur, votre cerveau ou votre foie sont des organes très importants et pourtant ils sont très différents les uns des autres. Vos jambes ne ressemblent pas à vos bras et pourtant ils sont chacun très utiles.

Le sang qui coule dans vos artères n’a pas la même couleur que celui qui coule dans vos veines et pourtant c’est le même. A l’intérieur de vos intestins se trouvent des déchets pas très beaux à voir. Vos os sont tous différents également, vous en avez des longs, des courts, des ronds, des plats, des droits et des tordus. Lequel voudriez-vous enlever sous prétexte qu’il n’est pas conforme à l’autre ? Lequel est le plus important ?

Votre œil droit est différent de votre œil gauche et pourtant, les deux ensemble vous permettent de bien voir.

Votre oreille droite ne ressemble pas à votre oreille gauche et pourtant, elles servent à entendre harmonieusement.

Si vous rejetez un seul de vos éléments organiques, c’est votre corps entier que vous dérangez.

Tout est uni dans un même corps, de la même façon que toute la création est unie dans le Grand Tout ».

Extrait du livre ‘Le Sage’ de Joéliah – Joéliah-éditions –

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Bien-être et bonheur, quelle différence ?

Guy Corneau : … Cela me conduit à préciser qu’il est très important de ne pas confondre bien-être et bonheur.

Le bien-être résulte de la satisfaction des besoins. Pourtant, on peut se poser la question suivante : s’agit-il véritablement d’une satisfaction ou plutôt d’une absence d’insatisfaction ? Par exemple : vous rencontrez un homme ou une femme qui se révèle être une véritable bombe sexuelle. Tous vos besoins de sensualité s’en trouvent comblés et vous pensez avoir atteint le septième ciel. Combien de temps croyez-vous qu’un tel paradis saura vous rassasier sans vous lasser ? Vous venez d’acheter la voiture de vos rêves… Combien de temps durera la lune de miel ? En fait, la satisfaction des besoins n’entraîne pas le bonheur, mais plutôt un bien-être qu’il faudrait interroger : es-tu bonheur véritable ou éloignement temporaire du malheur ?

Si l’on s’attache trop à nos bien-être passagers, ils risquent de nous garder prisonniers de nos personnages et d’empêcher la satisfaction des grands élans qui, eux, sont porteurs de bonheur. C’est d’ailleurs un point qui apparaît dans la lettre mentionnée plus haut. Son auteur nous dit en clair que, lorsqu’elle est dans un processus de créativité, elle ne voit plus le temps passer, qu’elle se sent remplie. Elle ne souffre pas alors de son vide habituel. Elle est nourrie par la vibration créatrice.

Les grands élans favorisent le bonheur parce qu’ils sont porteurs de représentations qui donnent du sens et qui permettent de tolérer l’angoisse, les difficultés et même la non-satisfaction de certains besoins. Même la frustration de besoins fondamentaux comme la nourriture ou le gîte peuvent être transcendés, Nombreux sont ceux qui ont su sacrifier la satisfaction immédiate de leurs besoins pour s’inscrire dans la poursuite du sublime. Qu’il s’agisse d’artistes, de pacifistes ou de mystiques, la quête de l’idéal permet souvent d’atteindre le bonheur là où la satisfaction des besoins ne le peut pas. Mieux, la poursuite de cet idéal permet l’expérience de joies très intenses qui transforment l’être au mépris de la satisfaction de certains besoins, et même dans la privation de certaines satisfactions,

L’exemple de Bernard Voyer parlant de l’Everest me revient à l’esprit à nouveau. Que de privations endurées et de frustrations ressenties pour quelques minutes à peine de joie sur le toit du monde ! Pourtant, cette joie est la marque d’un triomphe, non seulement sur une montagne, mais sur la tyrannie des besoins personnels. Citons d’autres exemples : Mère Teresa en Inde, l’abbé Pierre en France, ou Nelson Mandela en Afrique du Sud…

Extraits de Victime des autres, bourreau de soi-même, de Guy Corneau, éditions Robert Laffont, 2003

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Le responsable d’incarnation et les poules.

Un jour, un responsable divin d’incarnations, réunit les petits esprits débutants et leur dit :
‘Venez tous, vous avez été choisis pour faire une nouvelle expérience’.
Les esprits étaient tout excités.

Vous allez vous incarner sur une planète appelée Terre, et vous serez… des poules.

Des poules ?!

– N’est-ce pas ces horribles volatiles qui ne servent qu’à donner des centaines d’œufs aux humains avant de servir de pâté aux chiens ou d’être mangées ? Dit un groupe d’esprits chagrins.

‘Ne le voyez pas comme ça’, dit le responsable divin, ‘une vie de poule peut être très intéressante’.

Le groupe d’esprit répondit en cœur, ‘sûrement pas, on sait bien que c’est ça et uniquement ça’ !

Un esprit qui se démarque toujours des autres, lui dit ‘OK, mais je choisis d’être une poule sauvage. Je pourrai pondre où je voudrai et personne ne pourra m’approcher’.

Un esprit plein de compassion et d’amour, dit à son tour, ‘OK pour moi aussi, mais je veux être une poule toujours entourée de poussins, je veux gambader dans une jolie ferme et avoir un beau coq pour me protéger. J’adore la vie de famille’.

Un esprit assez fier, lui dit ‘Je veux bien être une belle poule, mais surtout très appréciée ! Je choisis de vivre dans un grand pré et d’être très bonne’.

Un esprit qui aimait par-dessus tout la beauté, lui dit alors ‘ moi, je choisis d’être une merveilleuse poule, avec de longues plumes de soie et d’être première au concours de beauté’.

‘Qu’il en soit fait selon votre foi’, leur dit alors le responsable des petits esprits débutants et aussitôt, il les envoya sur la Terre.

Le premier groupe se retrouva envoyé dans des œufs de batterie au cœur d’une grande usine. Ils ne connurent pas la chaleur d’une maman. A la naissance, les mâles n’eurent mêmes pas le temps de voir la vie et furent broyés, les femelles mises sous des lampes dans une grande salle.
Elles devinrent des poules de batterie sans jamais voir le jour. On leur coupa le bec et les ongles pour ne pas qu’elles se fassent mal entre-elles.
Quand elles finirent de donner leur dernier œuf, elles furent abattues et leur viande qui ne valait presque plus rien servit de viande pour animaux.

L’esprit sauvageon s’incarna dans la pampa et vécut sa vie pendant plusieurs années sans jamais être dérangé, sauf par un renard qui lui fit pousser son dernier cri.

L’esprit maternel eut la chance de venir s’installer dans un œuf couvé par une belle poule. Elle fut tout aimée et grandit dans la joie. La fermière lui donnait à manger de bonnes graines. Le coq lui plut beaucoup et elle eut de nombreux enfants. Avant d’être tuée pour régaler la famille en poule au pot, la fermière la remercia et la bénit.

L’esprit plus orgueilleux s’incarna dans l’œuf d’un élevage biologique. Elle fut nourrie de graines succulentes et avait le droit de gambader dans un immense pré. Ses œufs étaient gros et d’une belle couleur dorée. Lorsque son poids de croisière fut atteint, elle fut tuée pour être vendue sur le marché de la ville voisine. Le grand cuisinier aux trois étoiles du coin, la choisit pour être la vedette de son repas de fête.

L’esprit de beauté, s’incarna dans une poule ‘hollandaise huppée’. Elle était fière de son plumage noir et de ses plumes blanches qui sortaient de sa tête et lui faisaient un casque de soie. Elle gagna de nombreux concours et mourut de sa belle mort quand le temps fut venu de revenir faire son bilan de vie.

Lorsque tous les esprits furent de nouveau réunis, le responsable divin leur demanda de faire leur bilan de vie, d’expliquer leur expérience et ce qu’ils en avaient tiré.

Le premier groupe en cœur, dit, ‘la Terre, c’est un enfer, les humains sont sauvages. Ils n’aiment pas les animaux. Ils se servent et n’ont aucune considération’. Nous avons souffert toute notre vie, c’est une horrible expérience. ’

L’esprit maternel répliqua ‘ce n’est pas vrai, les humains sont très gentils, ils adorent les animaux et s’en occupent très bien ’ !
‘Je confirme’ dit l’esprit orgueilleux.
‘Et moi donc dit l’esprit de beauté ! J’ai eu un très beau poulailler  et je pouvais sortir où je voulais. Cette expérience est très belle et enrichissante’.

L’esprit sauvageon, dit à son tour, ‘Je ne peux pas juger les humains, je n’en ai pas rencontré’.

Le responsable divin dit alors à chacun :
‘Je vous l’ai dit, il en est toujours fait selon votre croyance. Votre choix fait la différence.

Vous avez obtenu le résultat de ce que vous avez semé. C’est l’une des grandes lois divines. Le pouvoir divin vous donne toutes possibilités mais c’est vous qui devez choisir celles que vous désirez. Votre choix fait de vous un paria ou un vainqueur. Ce n’est pas Dieu qui récompense ou punit, mais votre création qui agit pour vous’.
Il annonça alors, ‘vous aurez bientôt le droit de faire une nouvelle expérience sur la terre, mais cette fois-ci en tant qu’humain’.

‘Chouette dit l’esprit maternel’, je pourrai m’incarner en enfant dans la famille de la ferme qui m’a tant aimée ?
‘Et moi devenir Miss Monde ? demanda l’esprit de beauté.
‘J’aimerai bien être ermite ou sur une île déserte’ dit l’esprit sauvageon
‘Alors moi, je vais conquérir le monde’ dit l’orgueilleux.

Et vous, demanda le responsable divin au groupe qui pensait toujours pareil.

‘Quoi d’autre que d’être de pauvres humains, de travailler à l’usine pour une bouchée de pain et d’avoir une vie de misère, comme font beaucoup d’humains ?’ dit une partie du groupe.
‘Quand on a vécu l’usine on ne peut pas changer’ dit l’autre partie, ‘de toute façon, la terre est un enfer…’
‘Qu’il en soit fait selon votre choix’, dit le responsable divin, ‘mais réfléchissez bien, car cette fois, votre vie ne durera pas quelques mois, mais de longues années’.

Je vous conseille d’assister au cours ‘Tout est possible’ leur dit-il, cela vous fera le plus grand bien.

Mais dans l’invisible comme dans le visible, les esprits ont le droit de faire ce qu’ils veulent.

Le groupe des esprits dépités préféra aller se morfondre sur un nuage plutôt que de comprendre le plein potentiel de leurs possibilités.

Un dernier conseil, leur dit le responsable divin, ‘sachez que vous pouvez changer d’avis à tout moment, ici ou sur la Terre’.

Et c’est ainsi que de nombreux esprits expérimentent la vie, comme vous le faites aujourd’hui.
Qu’avez-vous été auparavant ? Peu importe.
La seule chose qui compte, c’est le choix que vous faîtes maintenant.

Joéliah©

Photo des poules, Cacaille et Gaïa qui ont choisi de vivre avec moi, tranquillement et très aimées,
(avec 4 autres) et qui me donnent de bons œufs en échange.
Il leur manque juste un coq… mais ça se sera dans une prochaine vie.

Besoin d’aide pour créer votre vie ? :

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