Une semaine à Auroville

Lorsque l’on arrive à Auroville, la première impression est qu’il y a très peu de maisons et d’habitants et qu’ils sont, en dehors des visiteurs, isolés dans des maisons cachées.  La vérité est que c’est très étendu et que cela ne ressemble en rien à une ville telle qu’on peut l’imaginer. Les Aurovilliens œuvrent chacun à faire vivre cette communauté dans une démarche tout à fait originale, emplie de respect de chacun et de la nature.

Vous pouvez découvrir  le concept ici : https://www.auroville-france.org/ et si vous voulez découvrir et expérimenter en profondeur, devenir volontaire pour quelques mois.

Ils accomplissent la vision que la Mère (compagne spirituelle de Sri Aurobindo) a eu, de créer une ville utopiste il y a 50 ans.  (son histoire ici)

« Il doit exister sur Terre un endroit inaliénable, un endroit qui n’appartiendrait à aucune nation, un lieu où tous les êtres de bonne volonté, sincères dans leurs aspirations, pourraient vivre librement comme citoyens du monde ».

Elle est toujours en cours de création et vécue au quotidien par 2800 personnes de nombreuses nationalités différentes, ce qui lui confère un mode de vie unique au monde. Le mot magique est ‘don de soi’ pour tous.

Imaginez au départ, un désert sur sol aride à la terre rouge, où depuis, des bénévoles ont planté plus de 4 millions d’arbres à partir de graines et qui est aujourd’hui verdoyant.
Depuis de nombreux espaces de rencontre, des lieux de vie souvent cachés dans la forêt, des espaces de méditations, écoles et autres bâtiments souvent de belle facture, ont été construits et aménagés.

Le plus important est au cœur de la ville, juste à côté du banian sacré, (arbre existant au moment de la vision), d’une conception architecturale intérieure et extérieure extraordinaire, appelé le Matrimandir où chacun peut méditer dans un espace de silence impressionnant, et un jardin de paix et de réunions méditatives qui l’entoure.

Durant cette semaine, avec mon mari et des ami(e)s, on a découvert le bienfait des massages ayurvédiques, vibrés dans un ‘bain de sons’ extraordinaire, exprimé notre créativité instinctive lors d’un atelier de peinture, participé à un repas coréen en silence et conscience et participé à une cérémonie du thé très spéciale. On a pu visiter également des ateliers de créativité, merci à tous les acteurs de ces expériences. Il n’est certes pas aisé, en tant que visiteur, de rencontrer des Aurovilliens sans être accompagnés d’une personne habilitée, aussi grand merci à Sylvie de nous avoir servi de guide.

Nous étions heureux d’arriver vivants à chaque voyage très très épique. D’ailleurs, je ne suis pas certaine que Mère aurait apprécié ces nombreuses motos ou véhicules assez polluants et bruyants qui circulent en permanence.
En passant, bravo aux chauffeurs de rickshaw (genre de moto à 3 roues avec banquette arrière pour 2 où l’on est monté à 4) ou de bus car en plus des klaxons obligatoires, ils maitrisent à la perfection le centimètre de croisement ou de dépassement obligatoire !
Une fois, lorsqu’un tracteur bien rempli de foin est arrivé en face de nous pour un croisement sur une petite route, notre plexus solaire à dû s’adapter sans chercher à comprendre le code de la route indien.
Les vaches sacrées couchées sur les bas côté restaient plus stoïques que nous…

Nous avons compris rapidement que le riz est la première base de nourriture accompagné de nombreux légumes et sauces parfois pimentées même quand on demandait ‘douces’… les indiens ont un palais bien adapté aux différentes épices.

Cette semaine riche en découvertes fut celle aussi du développement de la patience, de la tolérance et de l’adaptabilité au maximum car beaucoup de choses changeaient au dernier moment, à commencer par les prix qui pouvaient tripler du jour au lendemain…

Une belle expérience de découverte des différences.

Que le meilleur soit !

Joéliah

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5 réponses
  1. Mme PRIMARD Marie Claire
    Mme PRIMARD Marie Claire dit :

    Merci pour ce témoignage.
    Ma fille 19 ans en prepa littéraire veut quitter les études pour aller vivre une semaine à Auroville.
    Car me dit elle. Elle ne sait pas quoi faire de sa vie et n a aucune motivation ! ..Elle est très malheureusement de ce sentiment et moi je reste impuissance devant ces interrogations !

    Répondre
    • Maël Shanti
      Maël Shanti dit :

      Bonjour Marie-Claire,
      Heureux hasard, ma mère a le même prénom que vous et vit à Auroville !
      Parce que j’aime écouter les petits signes de la vie, je prends le temps de vous répondre.

      Je suis né à Auroville et j’y ai grandi, même si je vis à présent sur Paris. Si votre fille a des questions concernant Auroville, qu’elle se sente libre de me contacter, on a à peu près le même âge (j’ai 23 ans) et je pense pouvoir la renseigner quant à un certain nombre d’informations pratiques. Puis j’ai connu une phase similaire il y a peu de temps, je serais ravi d’échanger !
      Voilà le lien vers mon profil Facebook, si elle veut me contacter : http://www.facebook.com/maelshanti

      Bises à Joeliah, que j’ai eu l’occasion d’apercevoir furtivement à l’entrée de l’Auditorium en compagnie de ma mère et de Sylvie.
      Chaleureusement,
      Maël.

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