Perdre un être cher.

Il est toujours difficile et triste de perdre un être cher, et lorsque l’on sait que c’est simplement un passage pour un mieux, alors on ne peut que se réjouir.

Le coeur est content, l’Être réel est heureux de savoir qu’enfin, une personne seule ou souffrante, peut enfin se retrouver libre et être accompagnée pour la suite de sa vraie vie.

C’est dans ces moments-là qu’il est important d’allumer un cierge au nom de la personne défunte, pour que la flamme lui rappelle que la lumière est la vérité.

Il est possible aussi d’appeler les guides, les anges gardiens ou des membres de la famille défunts que la personne aimait le plus afin qu’ils soient présents lors du passage pour l’accueillir.
Des prières aussi aident beaucoup à faire monter l’âme en vibration.

Certes, notre personnalité reste souffrante un moment, car la perte physique est douloureuse. Il n’y a plus de contact mais c’est toujours envers soi que cette tristesse est dirigée. L’attachement créé la souffrance. Il est normal d’avoir un temps de deuil pour permettre de vivre pleinement ce temps de détachement.

Et puis, certaines fois, on peut se sentir coupable de n’avoir pas fait ce qu’il fallait, ou en colère d’avoir vu l’autre se détruire, et ceci est encore tourné vers soi.

Accepter le choix de l’autre tout en lui donnant le plus d’amour possible est la seule voie lumineuse à lui offrir.

Joéliah

Pour accompagner dans la lumière, il y a de multiples beaux textes…

En voici quelques uns. Merci à leurs auteurs respectifs.

UN VOILIER PASSE

Je suis debout au bord de la plage
Un voilier passe dans la brise du matin et part vers l’océan.
Il est la beauté et la vie. Je le regarde jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’horizon.
Quelqu’un à mon côté dit: « Il est parti » Parti vers où ?
Parti de mon regard, c’est tout.
Son mât est toujours aussi haut

Sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui.
Et au moment où quelqu’un auprès de moi dit : « Il est parti» Il y en a d’autres qui, le voyant poindre à l’horizon et venir vers eux, s’exclament avec joie: « Le voilà ».
C’est cela la mort.

William Blake
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Ne pleure pas si tu m’aimes

Si tu savais le don de Dieu et ce qu’est le ciel !
Si tu pouvais d’ici entendre le chant des anges
et me voir au milieu d’eux !
Si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux
les horizons et les champs éternels,
les nouveaux sentiers où je marche !
Si, un instant, tu pouvais contempler comme moi la Beauté
devant laquelle toutes les beautés pâlissent !
Quoi ! Tu m’as vu, tu m’as aimé
dans le pays des ombres
et tu ne pourrais ni me revoir, ni m’aimer encore
dans des innombrables réalités !
Crois-moi :
Quand la mort viendra briser tes liens
comme elle a brisé ceux qui m’enchaînaient,
et quand un jour que Dieu connaît et qu’il a fixé,
ton âme viendra dans le ciel
où l’a précédée la mienne,
ce jour là, tu reverras celui qui t’aimait
et qui t’aime encore,
tu retrouveras son cœur,
tu retrouveras les tendresses épurées.
essuie tes larmes
et ne pleure pas,
si tu m’aimes.

Saint Augustin
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La mort :
c’est la grâce des grâces
et le couronnement de notre vie chrétienne.
Elle n’est pas une fin comme,
hélas encore trop le pensent,
mais le commencement d’une belle naissance.
Elle ne marque pas l’heure de la dissolution
d’une créature,
mais son véritable développement,
son plein épanouissement dans l’amour.
Elle complète notre possession dans la vie divine,
en supprime les obstacles, qui, ici-bas,
nous empêchent d’en jouir à notre aise.
Elle nous permet de vaquer librement
à l’Eternel Amour, d’avoir conscience
qu’Il se donne à nous et de demeurer à jamais en Lui…
Quand je pense à la mort prochaine, je me dis:
 »tant mieux, bientôt j’irai voir le Bon Dieu ! ».
Marthe Robin
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Photo 1 : Ger Spendel, voilier copyright (c) 123RF Stock Photos, photo 3 : Florence Petit-Barreau pour le jardin. Merci.

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