Par Diane Gagnon : AMOUR INCONDITIONNEL OU AMOUR DÉPENDANT?
Je vois souvent des gens qui confondent l’Amour inconditionnel avec l’amour dépendant. Évidemment, notre ego aime bien mieux dire qu’il fait preuve d’Amour inconditionnel plutôt que d’avouer être dépendant affectif! Il se sent tellement plus grand à aimer inconditionnellement!
Quand les gens disent qu’ils acceptent tout de l’autre car il les aiment inconditionnellement, quand ils se font traiter avec mépris ou
qu’ils se font manipuler mais qu’ils excusent l’autre en disant qu’il a donc souffert jeune et que ce sont ses blessures qu’il le font agir ainsi; quand on excuse l’autre à sa place, qu’on est prêt à tout pour le sauver, pour lui faire comprendre qu’il serait tellement mieux s’il s’ouvrait un peu à la pureté de notre amour… alors nous ne sommes pas dans l’Amour inconditionnel, malgré ce que nous essayons de nous faire croire. Nous sommes dans l’amour dépendant, dans la dépendance affective.
Car l’Amour inconditionnel ne signifie pas tout accepter ! L’amour inconditionnel commence par soi. Et si l’autre me traite avec mépris, me manipule, me manque de respect ou me ment, j’ai le devoir de m’aimer suffisamment et inconditionnellement et de ne pas tolérer que l’on porte atteinte à mon intégrité ni à ma dignité.
L’Amour inconditionnel envers l’autre n’implique pas que je doive le sauver ni que je doive lui faire comprendre quoi que ce soit. L’Amour inconditionnel ne demande pas que je doive rester proche de la personne qui me fait du mal. Je n’ai même pas besoin d’être en relation avec cette personne pour l’aimer inconditionnellement. Mais jamais au grand jamais je ne dois rester dans une relation qui me fait constamment souffrir, qui me détruit à petit feu, qui me manipule, qui me rabaisse, qui me fait douter de moi, qui me diminue. Ça, c’est de la dépendance, pure et simple. Et c’est un grand manque d’amour envers moi.
Tandis que le véritable Amour inconditionnel implique que je ne veux PAS changer l’autre, que je ne cherche pas à le sauver ni à l’éduquer, que je l’accepte comme il est mais que s’il me fait du mal, je dois m’en éloigner.
Je peux aimer l’autre comme il est, même s’il a des travers qui me dérangent, mais je ne me les cache pas : je peux composer avec ceux-ci ou je garde mes distances tout en restant dans l’Amour.
Confondre Amour inconditionnel et dépendance affective, c’est comme confondre la chaleur et le feu sur ma main. La chaleur me fait du bien mais le feu me brûle. Aimer oui, mais jamais à mon détriment.
Diane Gagnon
www.dianegagnon.com
Pour vous aider :



Comme le dit si bien Jim Carrey, « 
Sème les graines de ta destinée,
* Il est si simple que l’ego n’accepte pas et crée une série de subterfuges mentaux pour vous éloigner de votre vraie mission.
Dans la compassion, vous donnez tout simplement. En amour, vous êtes reconnaissant parce que l’autre vous a donné quelque chose. Dans la compassion, vous êtes reconnaissant parce que l’autre a pris quelque chose de vous, vous êtes reconnaissant parce que l’autre ne vous a pas rejeté. Vous étiez venu avec l’énergie du don, vous étiez venu avec de nombreuses fleurs à partager et l’autre vous l’a permis, l’autre a été réceptif. Vous êtes reconnaissant parce que l’autre était réceptif.
Où vous êtes-vous incarné ? Le foyer qui m’a reçu. Quel pays et quelle apparence physique ai-je choisis ? Quels sont les dépassements que je suis venu affronter dans cette vie ? Les parents que j’ai choisis : je suis venu dépasser un comportement que je n’aime pas chez mes parents (attention donc à ne pas reproduire). Quand j’étais petit : quelles étaient mes envies naturelles ? Et aujourd’hui, qu’est-ce que naturellement je fais sans que cela me coûte, et que je fais avec bon cœur ?
Être heureux c’est savoir entrer dans le fragile et l’éphémère de l’événement, de s’accorder avec lui dans le meilleur de ce qu’il recèle.
Je m’engage à construire, avec mes frères et sœurs humains ainsi qu’avec tous les êtres vivants, des relations harmonieuses et joyeuses, fondées sur des engagements fertiles et emplis de sens.
* apprendre à dire non (quand ce qui vient de l’autre n’est pas bon pour nous)
Le développement de soi peut être un processus profondément douloureux qui, par nature, exige de la souffrance. C’est dans le frottement répétitif d’un diamant qu’il gagne son éclat et nous ne sommes pas différents. Il y a deux types de douleur, apprendre la douleur et la douleur abusive. Tandis que ce dernier sert peu ou pas du tout, le premier est fondamental pour notre croissance en tant qu’êtres humains.